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Expose de situation - SOCAPALM.pdf
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Hosni Moubarak quitte le pouvoir, l'Egypte exulte
Les Cairotes rassemblés place Tahrir crient des slogans patriotiques après la démission de
Hosni Moubarak.REUTERS/ASMAA WAGUIH

Après dix-huit jours de contestation, le président égyptien Hosni Moubarak a cédé à la
pression de la rue. Par le biais du vice-président, Omar Souleiman, il a annoncé qu'il quittait
le pouvoir pour le remettre entre les mains de l'armée.


Selon Omar Souleiman, qui s'exprimait à la télévision, vendredi 11 février, un conseil militaire
va être mis sur pied pour diriger le pays. Le ministre de la défense, Mohamed Hussein
Tantaoui, dirige lui-même ce conseil, qui s'était réuni la veille en promettant de satisfaire les
revendications du peuple, confirme-t-on de source militaire.

L'armée égyptienne s'engage dans la transition. Dès que l'annonce du départ d'Hosni
Moubarak a été faite, le Conseil suprême des forces armées égyptiennes a fait savoir qu'il
détaillerait les mesures de la phase de transition politique à venir tout en félicitant le raïs
pour avoir pris cette décision "dans l'intérêt de la nation". Elle a également "[salué] les
martyrs" qui ont perdu la vie lors des dix-huit jours de contestation et a assuré qu'elle ne
souhaitait pas se substituer à la "légitimité voulue par le peuple".

Mais les militaires ont tout de même entretenu un certain flou. "Tenant compte des
revendications de notre grand peuple qui souhaite des changements radicaux, ont-ils
déclaré, le Conseil suprême des forces armées étudie [ces revendications] et publiera plus
tard des communiqués qui préciseront les mesures qui vont être prises". Dans la matinée, ce
même conseil avait assuré qu'il garantirait "une élection présidentielle libre et transparente"
et promis de mettre fin à l'état d'urgence, en vigueur depuis 1981, "dès la fin des conditions
actuelles".


>> Revivez la journée historique de vendredi


>> Regardez l'analyse en vidéo d'Alain Frachon, directeur éditorial du Monde

Scènes de liesse à Tahrir et ailleurs. Cette annonce a été accueillie dans la liesse par les
centaines de milliers de manifestants massés sur la place Tahrir, dans le centre du Caire,
cœur de la "révolution du Nil" déclenchée le 25 janvier pour obtenir le départ du raïs de 82
ans.




Les Egyptiens célèbrent la victoire du peuple sur la place Tahrir au Caire.REUTERS/SUHAIB
SALEM

"Le peuple a renversé le régime !" et "Dieu est grand !", ont scandé avec ferveur les
manifestants, au 18e jour de leur mouvement qui a soulevé tout le pays et paralysé son
activité. En début de soirée, des milliers d'habitants du Caire tentaient encore de se rendre
sur la place, provoquant des embouteillages monstres.

Parmi les manifestants, dont certains ont campé sur la place depuis plus de semaines,
certains étaient prêts à rentrer chez eux. D'autres, au contraire, estimaient que le travail
n'était pas terminé.  "Nous ne voulons personne de l'ancien régime, ils doivent tous partir et
nous resterons ici jusqu'à ce que nos revendications soient satisfaites", promet un
manifestant, Mohammed Chaabane, cité par l'AFP. En attendant de trancher, entre cris de joie,
chants et feux d'artifices, les milliers d'Egyptiens présents à Tahrir exultaient ensemble en
chantant "Lève la tête, tu es Egyptien" ou "Egypte libre!".

Des rassemblements de soutien au peuple égyptien ont eu lieu à Gaza, à Beyrouth, à Sanaa, à
Rabat, à Tunis ou encore à Paris, ou plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées
sur l'esplanade des Invalides.

>> Voir le portfolio avec les images de la place Tahrir

Le courage du peuple égyptien salué. La démission du raïs a immédiatement été saluée par la
communauté internationale. L'ONU s'est réjouie que la "voix du peuple égyptien ait été
entendue", alors que l'Allemagne a salué un "changement historique". Nicolas Sarkozy a
quant à lui salué la décision "courageuse et nécessaire" de M. Moubarak.

De son côté, le président américain Barack Obama, dont la réaction était très attendue en tant
qu'allié de poids de l'Egypte, a déclaré : "En démissionnant, le président Moubarak a répondu
à l'aspiration du peuple égyptien au changement", affirmant : "L'Egypte ne sera plus jamais la
même".

>> Lire l'ensemble des réactions internationales après le départ de Moubarak

Parmi les probables futurs poids lourds politiques en Egypte, Mohamed ElBaradei a déclaré
qu'il fallait "faire le meilleur usage possible" de la liberté gagnée alors que Amr Moussa,
secrétaire général de la Ligue arabe, a constaté que la "révolution blanche" était une
nouvelle étape dans l'histoire de son pays. "C'est un jour de renaissance pour l'Egypte", a
enchaîné Ayman Nour, autre opposant historique.

Dans de nombreux pays du monde arabe, des manifestations spontanées ont eu lieu pour
saluer la victoire du peuple égyptien sur le régime.

>> Regarder le portfolio "Le monde arabe célèbre la victoire du peuple égyptien"
M. Moubarak a quitté Le Caire pour Charm El-Cheikh. Un responsable du Parti national
démocrate, au pouvoir, avait, peu de temps avant l'annonce du départ du président, annoncé
que Hosni Moubarak et sa famille avaient quitté la capitale pour la station balnéaire de Charm
El-Cheikh.

Auparavant, le palais avait été assiégé par des manifestants anti-Moubarak, furieux de la
décision annoncée la veille par le raïs de se maintenir à la présidence jusqu'à la fin de son
mandat en septembre. Autre signe annonciateur, le secrétaire général du parti au pouvoir,
Hossam Badrawi, avait annoncé sa démission en plaidant pour l'apparition de nouvelles
formations politiques et un changement des mentalités.

La Suisse a gelé les avoirs de Moubarak. Peu après l'annonce de la présidence égyptienne,
le gouvernement helvétique a annoncé qu'il gelait "avec effet immédiat" les avoirs que
pourraient détenir dans la Confédération Hosni Moubarak et son entourage.


Boston, le 9 Janvier 2011
Un bref récit des quatre derniers jours de notre regrette Pius Njawe sur terre a l’aube du
premier anniversaire de la Cameroun Diaspora for Change (Camdiac).
Ce 9 Janvier 2011, nous nous souvenons beaucoup plus particulièrement de la mort atroce
de notre héro et regretté Pius Njawe que du lancement officiel de ce que nous appelons
aujourd’hui un vaste mouvement de lutte pour la libération de notre peuple, dénommé
Camdiac (Cameroon Diaspora for Change).
Nous ne faisons pas de secret qu’il nous a été arraché par un plan machiavélique et bien
huilé du régime sanguinaire de Biya Paul.
Le journaliste et combattant de la liberté d’expression et de la liberté tout court, Pius Njawe,
est arrivé à Washington, comme bon nombre l’ont vu, le Vendredi 9 Juillet 2010 par le vol Air
France numéro 28 en provenance de Paris. Il était parti du Cameroun le Mercredi 7 juillet par
le vol Air France # 943 pour l’aéroport CDG où il a transité pour Washington, DC.
Nous étions, le Dr Ade Peter Secrétaire général de Camdiac, le Capitaine Guérandi Mbara
venu un jour plutot, plusieurs autres Camerounais anonymes et moi, à l’aéroport international
de Washington pour l’accueillir ainsi que le Dr Adamou Ndam Njoya de l’UDC. Nous savions
déjà que le combattant Mbua Massock, qui aurait dû se trouver dans le même vol qu’eux,
avait été bloqué au Cameroun.
Et voilà Pius Njawe qui sort le tout premier, avec son sourire légendaire, la bouche pleine de
ses plaisanteries habituelles !
Ils étaient nombreux, les Camerounais qui avaient fait le déplacement de l’aéroport pour les
accueillir.
Son retour sur le Cameroun était prévu pour le Mercredi 28 Juillet par le vol Air France 946,
après un départ de Washington Dulles International (IAD) prévu le Dimanche 18 Juillet à 16:25
heures. Il devait alors passer du temps avec sa famille et rentrer au Cameroun par le vol Air
France numéro 39.
Malheureusement, il ne rentrera plus jamais vivant au Cameroun, contaminant chacun dans
son entourage par son enthousiasme habituel. Mais plutôt dans un cercueil ! Après être tué
par le régime criminel et sanguinaire de Biya dont il n’avait cesse de dénoncer les abus et les
incapacités.
Dès son arrive donc à DC, il fut logé, ainsi que tous les autres leaders politiques invités, aux
bons soins de la Camdiac, dans le Crowne Plaza Hôtel. Chacun d’entre eux, contrairement à
certains mensonges véhiculés par la presse, était logé dans une suite présidentielle et lui au
numéro 1004. Chacun d’entre eux logeait à un niveau de l’immeuble différent de celui de l’
autre.
Le 9 Juillet 2010 dans la soirée, pendant la réunion préparatoire de la convention, toute
personne qui arrivait en retard était l’objet des plaisanteries de Njawe. Il se plaisait alors à se
présenter à ces retardataires comme celui qui, venant du Cameroun, les accueille alors qu’ils
résident à Maryland ou Washington, DC. Avec les rires qu’il arrachait à chacun durant la
réunion, il détendait tellement l’atmosphère que le travail de nous autres organisateurs de la
Camdiac trouvions notre travail très simplifié.
Cependant, durant ses interventions portant sur le contenu de la rencontre, Njawe devenait
très sérieux, le visage sombre, surtout quand il devait témoigner de la situation au
Cameroun. « Il n’y a pas d’opposition au Cameroun » est par exemple l’une de ses
déclarations les plus débattues, parfois avec autant de passion de la part de ceux qui la
partageaient que de ceux qui en étaient contre, autant durant ce meeting que le lendemain
durant la convention.
Le 10 juillet 2010, nous nous retrouvons au Howard University.
Pius Njawe y prononce son dernier discours de combattant de la libération du peuple
Camerounais. Je n’oublierais jamais cet instant où il se retourna vers moi et me remit tous les
journaux qu’il avait emmenés du Cameroun, après les avoir présentés et commentés devant
le public à la tribune de la convention. Je les garde encore à mon chevet de lit.
Très tard dans la soirée, à la fin de la convention, il retourna dans son hôtel avec moi et le
combattant et camarade « Desmond Toutou » (Philibert Kenmogne). Ce dernier officia comme
secrétaire de céans à la rédaction finale de la « déclaration de Washington », en compagnie
de tous les leaders au Crowne où ils étaient logés et du Dr. Chris Fomunyoh et les autres qui
n’y étaient pas loge.
J’étais retourné, comme bien d’autres membres de la Camdiac, à ma résidence pour me
rafraîchir avant de revenir les retrouver à l’hôtel car nous les actifs de la Camdiac avions
tactiquement pris le soin d’être tous absent pour leur permettre de débattre la mouture
rédigée par nos soins. Njawe était d’ailleurs monté dans ses appartements, sans travailler à
la rédaction de la déclaration, parce qu’il disait tomber de sommeil ce qui était aussi une
autre stratégie.
J’étais revenu plusieurs fois à l’hôtel Crowne, la dernière fois vers 2 :00 du matin du 11
Juillet, quand la déclaration était fin prête, afin de recueillir les signatures de la déclaration
(Nous y reviendrons).
Cette fameuse convention de Washington, que redoutait tant le régime sanguinaire et
diabolique de Biya, avait été préparée avec le concours et l’aide de Pius Njawe. Il fut en effet
un avocat de premier plan, non seulement de la cause d’un Cameroun meilleur pour tous,
mais surtout pour la lutte sans répit de voir ce pays enfin être libre.
A notre demande, il rencontra et discuta avec plusieurs hommes politiques, religieux et de
media afin de les convaincre de participer comme lui à cette convention. Sur ce rôle
inestimable de Njawe certains ont soit écrit soit exprimé vocalement leurs témoignages.
A certains qui prétendaient ne pas connaître les initiateurs de cette convention, doutaient de
sa grandeur et de sa faisabilité, Njawe leur demandait d’aller encore mieux se renseigner et d’
y participer en gardant à l’esprit que c’est eux les invités qui feront l’éclat de la convention
en la marquant, non seulement de leur présence, mais surtout de leurs contributions aux
débats.
C’est alors après tous ces débats, et faisant fi de toutes les tentatives de destruction contre
la Camdiac orchestrées par certains en qui nous avions pourtant placé notre confiance, qu’il
prendra sur lui le risque, en tant que journaliste, homme d’opinion et faiseur d’opinion, de
publier nos communiqués dans son journal Le Messager.
L’un des titres marquants en fut « UNE CONVENTION A WASHINGTON POUR CHASSER BIYA DU
POUVOIR ». Il publiera pratiquement tous nos communiqués dans son journal. Il fallait
justement être un Pius Njawe pour le faire. Njawe aimait tellement sa patrie qu’il ne respecta l’
invitation qui lui avait faite Nelson Mandela de se rendre en Afrique du Sud pour la coupe du
monde.
Il tenait aussi à assister à l’anniversaire de sa petite fille bien aimée quelques semaines
plutôt en Virginie. Il allait justement là-bas après notre convention. Il s’en excusa parce qu’il
tenait à avoir un peu de temps avec sa famille.
Il aurait fait ce déplacement un peu plus tôt le Dimanche 11 Juillet, 2010 si seulement il n’était
pas resté plus longtemps avec nous à cette réception donnée à leur endroit à ma résidence.
Il se sentait très à l’aise durant cette réception. En effet, c’est lui qui, parce que j’étais très
occupé, prenait la peine de dire au revoir, en les accompagnants dans leurs voitures, à ceux
des invités qui partaient avant lui.
Oui, Njawe sentait la mort venir ! Il nous racontait sa vie, ainsi que ses déboires, en
Yougoslavie et autre endroits a travers le monde où il frôla la mort.
Alors que tous ses bagages étaient déjà dans une voiture prête à le conduire à la station
pour emprunter le train en direction de la Virginie, il était presque 19 heures lorsqu’il vint
vers moi pour me dire qu’il ne faisait plus le voyage. Il expliqua qu’on devait venir le
chercher plus tôt dans la matinée.
Ceci me fit plutôt plaisir parce qu’un tel renvoi de son départ nous donnait encore plus de
temps à passer ensemble. Du temps de faire plus d’interviews avec les multiples
personnalités qui étaient présentes à la réception.  
Apres l’avoir redéposé à l’hôtel, en exigeant de la réception du Crowne qu’il soit relogé dans
sa suite, je me retirai avec des amis pour un bref repos.
Je retourne donc à l’hôtel quelques heures après où il nous attendait dans l’optique de nous
dire au revoir. C’est après une brève conversation que le Capitaine Guerandi sollicite mes
services pour les déposer quelque part où ils devaient passer la soirée avec des amis. C’est
pendant le trajet vers cet endroit que son téléphone portable fut crédité de plus de minutes
pouvant lui permettre d’être en communication permanente (Nous y reviendrons).
A ce jour, pratiquement toutes les bandes de ses enregistrements journalistiques (interviews
et autres) ont disparu. Car nous avons tout fait pour en obtenir des copies, en vain ! Alors
que celui chez qui il se rendait m’avait rassuré que nous les récupérerions après avoir
discuté avec un avocat. Nous attendons toujours !
Dès l’annonce de sa mort, je fus informé. Je pris l’initiative de retourner dans cet son hôtel
où logeaient encore certains de nos invités. Je les invitai tous à s’y retrouver pour
commencer à voir ce qu’il y a lieu de faire. C’est ainsi qu’il y eut une convergence
extraordinaire des Camerounais.
Tant mieux que mal, et sous le choc, je fus interdit de prendre la route de la Virginie pour
récupérer la dépouille. Je  fus rassuré que dès le lendemain, ce sera fait. Un petit groupe fut
mis sur pied pour voir ce qu’il y avait lieu de faire. Un funeral home (morgue) fut contacté et
était prêt à aller récupérer la dépouille en Virginie.
Toute la nuit, le téléphone sonna sans arrêt. Un plan d’action fut arrêté.
Il est environ 14 heures le Mardi 13 Juillet 2010 lorsque la délégation conduite par le Dr Lucas
Kameni arrive de la Virginie et me retrouve seul, entrain de les attendre au Crowne Hotel
pour une brève réunion. Et nous voilà en route pour un aller voir où garder sa dépouille dans
un funeral home. Tout est enfin conclu pour y emmener le corps dans les heures ou jours qui
suivent.
Nous sommes rassurés que Lucas Kameni et ses gens prendront toute la responsabilité de
faire acheminer le corps au Cameroun, sans avoir à aller à l’ambassade du Cameroun
demander quoi que ce soit.  
Alors qu’aucun d’eux (Lucas Kameni et son groupe) n’est venu même lui dire bonjour ni à la
convention de la Camdiac, ni à son hôtel avant son départ pour la Virginie, nous trouvions
curieux qu’une bande de manipulateurs ne partageant rien dans le combat de Pius Njawe, se
retrouvent tous subitement dans le rôle de récupérer sa dépouille avec l’aide du
gouvernement de Biya après avoir tout fait en leur pouvoir pour contrecarrer la convention
de la Camdiac, copieusement insultant ce même Njawe dans tous les forums du monde aussi
ouvertement et revenir porter son cercueil!
Dès mon retour sur Boston, alors que sa dépouille reposait désormais à une morgue au
Washington, DC, ces fripouilles, dont j’ai encore horreur de mentionner les noms ici, s’
organisent avec l’ambassade des USA pour tout court-circuiter. Y compris élaborer un
programme des obsèques sans l’avis de personne ; et rencontrer en catimini les autorités
Camerounaises pour tout coordonner (Nous y reviendrons en détail).
Le programme de ces obsèques fut telle mis complètement en lambeaux que les
Camerounais de Washington n’avaient vraiment pas pu dire au revoir à ce Héraut de notre
temps. Ils le payeront tôt ou tard ces diables ! Que ne fut notre surprise et désarroi voyant
des militants et espions confirmes du RDPC assurant le protocole au décès de Njawe ouvrant
même la porte a l’ambassade avec une gerbe de fleur ainsi qu’un discours devant son
cercueil lors de la messe d’adieu alors qu’elle ne figurait pas sur le programme officiel !!!
Comment croire que le fameux chauffeur avec qui il se trouvait selon la rumeur était présent
a ses obsèques alors que nous pensions fermement qu’il était encore a l’hôpital ? (A suivre
car nous y reviendrons). Les membres de sa soit disant « famille » nous ayant empêché de lui
parler a ce jour. Nous sommes déterminés à Camdiac à faire aboutir l’enquête sur cette mort.
C’est ainsi, que pour donner une certaine crédibilité à leur mesquinerie, ils choisirent en
catimini mon pauvre ami Célestin Monga, qui était pourtant absent à la convention où
personne ne l’avait même pas vu nulle part avant sa mort, pour accompagner le corps et
transporter les clés de son cercueil au Cameroun ; alors même que des leaders politiques et
d’opinions qui sont venus avec lui du Cameroun n’en étaient même pas informés ! Pourtant
ces leaders étaient restés plus longtemps aux Etats-Unis dans l’intérêt de ramener le corps
de Njawe pour et au le peuple Camerounais.
La dépouille de Njawe essuya également un grand coup à Babouantou-Bafang. Ils ne nous ont
même pas donné une chance de préparer dignement son retour sur la terre de nos ancêtres.
Son billet d’avion ainsi que son itinéraire électronique restent encore dans mon tiroir. Nous n’
avions pas eu l’opportunité d’en informer la compagnie aérienne, ne serait-ce que pour
récupérer les frais qui pouvaient servir à payer même le salaire d’un de ses employés du
journal Le Messager, qui aujourd’hui a été tué par les autorités Camerounaise : ce que Pius
redoutait le plus.
A ses héritiers, nous avons dit et continuons de dire que la Camdiac est très ouverte à
travailler avec eux pour ressusciter ce journal. Car il ne faut pas laisser mourir Njawe une
fois de plus. Parce que la mort du Messager est inadmissible !
Il est tout à fait regrettable que Fru Ndi, celui là même que le Peuple camerounais prenait
pour leader de l’opposition, soit entrain de se féliciter d’une rencontre avec Biya au moment
où le Cameroun voudrait un changement radical, avec un leader tout à fait charismatique à sa
tête. Le principe d’affamer ses ennemis semble entrain de bien marcher avec ce régime Biya.
Pius Njawe n’avait-il pas raison qu’il n’y a pas d’opposition au Cameroun ? Ces propos furent
justement l’un des points d’achoppement à la pré-convention au Crowne Hôtel entre lui et le
président de l’UDC le Dr. Adamou Ndam Ndjoya. Il est complètement inadmissible que pendant
une année électorale comme celle-ci au Cameroun, le leader de l’opposition se trouve un
peu plus a l’aise avec le pouvoir en place que le peuple avec qui il devrait être entrain de
trouver des voies et moyens pour une possible victoire et un changement radical. Triste
Cameroun !!!
Nous demandons que tous les vrais leaders politiques se lèvent pour apporter justement un
vrai  changement au peuple Camerounais. Oui Njawe était l’un d’eux ! Il me disait alors que
nous étions en pleine pré-convention lorsque je lui présentais la vidéo de son arrivée à
Dulles-Washington Airport : « Doc, vraiment ce régime va en finir avec moi cette fois-ci en
voyant ce documentaire», m’avait il confié. Et c’est bien ce qui arriva deux jours après la
convention du 10 Juillet a Howard University !
Pour ceux qui pensent encore que Njawe est mort en vain, qu’ils sachent qu’ils se trompent
énormément. Car notre détermination à faire partir ces monstres au pouvoir depuis bientôt 3
décennies est plus que ce qu’ils pensent. Nous sommes convaincus que le peuple
Camerounais a enfin compris que trop c’est trop et que nous en avons assez de ces
monstres.
Même les monarchies ne sont pas aussi mal gérées que le Cameroun l’est par ce régime
satanique de Biya Paul.
Dans les semaines et mois à venir, la CAMDIAC poursuivra l’œuvre entamée par ce grand
homme. Elle poursuivra la mission à nous assignée par les Camerounais et les amis du
Cameroun lors de la convention de Washington ainsi qu’a celle de Bruxelles où notre
coordinateur général, en la personne de Mr Guy Simon Ngankam, a fait un travail superbe de
sécurisation avec les autorités Belges (Nous y reviendrons), de lancement d’une campagne
tous azimuts à travers le monde, d’annonce de la prochaine convention du Cameroun pour,
non seulement sensibiliser le monde entier par rapport aux risques d’une explosion à la
Rwandaise, mais surtout mobiliser la jeunesse et le peuple Camerounais à prendre en main le
destin de son pays.
Ce régime doit partir coûte que vaille. Notre détermination, même avec beaucoup de
menaces de mort sur notre personne, et certainement à cause de la mort de ce grand
patriote, reste sans faille.
Nous implorons tous ceux qui auront une information, quelle que minime qu’elle soit, sur ces
monstres, à travers le monde, de nous en informer. Où qu’ils se pointeront à travers le
monde, ils nous trouverons sur leur chemin. Que ce soit auprès des institutions
internationales, dans des hôtels et résidences, ou dans les autres diplomaties. Nous en
avons les moyens et allons les utiliser.
Toutes ces organisations avec lesquelles nous avons pu obtenir les contacts sont tout à fait
informées de ce qui adviendrait au Cameroun si des mesures ne sont pas prises dès
maintenant pour le prévenir. Qu’ils n’attendent pas la mort de plusieurs autres milliers de
Camerounais avant de réagir.
C’est la raison pour laquelle un livret de la convention de Washington a été remis au
président en exercice de l’Union Africaine, l’actuel président du Malawi par mes soins. Nous
avons fait autant avec le Sénat américain et sommes très heureux d’avoir contribué à faire
avorter une réunion de ces diables aux Congrès à Washington, ainsi que de nos démarches
auprès de l’Union Européenne.
Au volet diplomatique donc, nous continuerons ce travail jusqu'à ce que Biya et son régime
de « sycophants » partent. Les résolutions de la convention de Bruxelles vous seront
présentées très bientôt dans un livret.
Cependant, toute la diaspora patriotique doit participer au grand effort de libération de notre
beau pays des mains qui l’avilissent et l’appauvrissent actuellement. La libération se fait
essentiellement à partir de l’intérieur. Tout le monde au sein de la diaspora doit donner sa
contribution.
Qu’elle soit financière, intellectuelle ou en termes de temps ou d’énergies, nous avons
aujourd’hui plus que jamais et d’urgence besoin de l’aide soutenue de la diaspora patriotique
camerounaise. Les contributions, quelles que minimes qu’elles puissent paraître, deviennent
un puissant effort de guerre impensable encore aujourd’hui, pour peu que chacun mette la
main dans la poche de temps en temps.
Certaines de nos stratégies sur le terrain du Cameroun ne peuvent pas être rendues
publiques. Mais chaque patriote camerounais doit savoir que les besoins sont pressants.
Notre moment est venu de tout mettre en œuvre pour un départ de ce monstre, c’est
maintenant que ce régime doit absolument déguerpir ! Personne d’autre que nous ne viendra
libérer le berceau de nos Ancêtres des mains diaboliques à notre place !
La libération du Cameroun ne sera pas suivie d’un vide. Au contraire, les projets de sociétés
en notre possession actuellement contiennent des solutions concrètes à tous les besoins
connus des Camerounais.
La libération sera le point de départ d’un Cameroun de bien-être et de progrès pour tous les
Camerounais, d’un pays où le Peuple camerounais sera enfin Souverain. Les structures de la
Camdiac vous serons communiquées très bientôt après sa légalisation dans toutes les
grandes villes à travers le monde car nous autres de la diaspora allons jouer pleinement
notre rôle. Il ne s’agit pas de simple tapage médiatique.
Pour toutes contributions financière à cet effort d’ensemble pour la libération du Cameroun,
visitez note Paypal au site web http://www.camdiac.info/
Jean-Bosco Tagne Ph.D.
Assistant Professor of Medicine; Pulmonary Center
Boston University School of Medicine; USA


FRANCEAFRIQUE
France - Afrique : Le pacte colonial ou la vraie cause des guerre en Afrique

Le texte ci-dessous dit
"ACCORD DE COOPERATION ET DE DÉFENSE" a été élaboré et signé dans
las années 1960 par tous les chefs d'état africains francophones. Il est resté en vigueur jusqu'à ce jour.
Quiconque de ces "prétendus" chefs d'état africains francophones ose le remettre en cause ou le
dénoncer est vite débarqué. Soit il meurt assassiné, soit il est est débarqué, limogé manu-militari. C'est
l'explication des coups d'état en séries, des guerres successives, des génocides et crimes contre
l'humanité impunis en afrique francophone. Le Président Youlou (Congo-Brazzaville) avait été débarqué
en 1963 par un coup d'Etat parce qu'il avait osé le dénoncer à la Tribune de la XVème session de
l'Assemblée générale de l'ONU, le 18 novembre 1960, et voulu le réviser en 1961. Depuis, bien d'autres
ont subi le même sort que lui.

I - TRANSFERT DE COMPETENCES SANS INDEPENDANCE

L'Accord particulier portant transfert des compétences de la Communauté à la République de Côte
d'Ivoire.

Le gouvernement de la République de Côte d'Ivoire d'une part, Le gouvernement de la République
française d'autre part, ont convenu de ce qui suit :

Article premier - La République de Côte d'Ivoire accède, en plein accord et amitié avec la République
française, à la souveraineté internationale et à l'indépendance par le transfert des compétences de la
communauté.

Art. 2 - Toutes les compétences instituées par l'article 78 de la Constitution du 4 Octobre 1958 sont,
pour ce qui la concerne, transférées à la République de Côte d'Ivoire, dès l'accomplissement par les
parties contractantes de la procédure prévue à l'article 87 de ladite constitution.

Fait à Paris, le 11 Juillet 1960

Félix Houphouët-Boigny

Michel DEBRE

II - TOUTES LES RICHESSES RESERVEES A LA FRANCE

ANNEXE A l'accord de Défense entre la République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey, la
République Française et la République du Niger concernant la coopération dans le domaine des
matières premières et produits stratégiques.

Afin de garantir leurs intérêts mutuels en matière de Défense, les parties contractantes décident de
coopérer dans le domaine des matériaux de Défense dans les conditions définies ci-après:

Article premier : Les matières premières et produits classés stratégiques comprennent:
- Première catégorie : les hydrocarbures liquides ou gazeux ;
- Deuxième catégorie : l'uranium, le thorium, le lithium, le béryllium, leurs minerais et composés.
Cette liste pourra être modifiée d'un commun accord, compte tenu des circonstances.

Article 2 : La République Française informe régulièrement la République de Côte d'Ivoire, la République
du Dahomey et la République du Niger de la politique qu'elle est appelée à suivre en ce qui concerne
les matières premières et produits stratégiques, compte tenu des besoins généraux de la Défense, de
l'évolution des ressources et la situation du marché mondial.

Article 3 : La République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger
informent la République Française de la politique qu'elles sont appelées à suivre en ce qui concerne les
matières premières et produits stratégiques et des mesures qu'elles se proposent de prendre pour
l'exécution de cette politique.

Article 4 : La République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger facilitent
au profit des forces armées françaises le stockage des matières premières et produits stratégiques.
Lorsque les intérêts de la Défense l'exigent, elles limitent ou interdisent leur exportation à destination
d'autres pays.

Article 5 : La République Française est tenue informée des programmes et projets concernant
l'exportation hors du territoire de la République de Côte d'Ivoire, de la République du Dahomey et de la
République du Niger des matières premières et des produits stratégiques de deuxième catégorie
énumérés à l'article premier.

En ce qui concerne ces mêmes matières et produits, la République de Côte d'Ivoire, la République du
Dahomey et la République du Niger, pour les besoins de la Défense, réservent par priorité leur vente à
la République Française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et
s'approvisionnent par priorité auprès d'elle.

Article 6 : Les Gouvernements procèdent, sur les problèmes qui font l'objet de la présente annexe, à
toutes consultations nécessaires.

Fait à Paris, le 24 avril 1961

Félix HOUPHOUET-BOIGNY



Hubert MAGA

Michel DEBRE

Hamani DIORI

© Source : africa-humanvoice.org



CAMEROUN::SOCIETE
Cameroun : Adolphe Moudiki subtilise 10 milliards en usant de sociétés écrans

Pour comprendre les détournements des fonds publics (ces fonds, il faut le rappeler, qui proviennent de
l’exploitation du pétrole du Peuple souverain du Cameroun) opérés par l’Administrateur directeur
général (Adg) de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) Adolphe Moudiki, le lecteur a besoin de
suivre attentivement cet exposé des faits.

Car, les méthodes utilisées pour sortir frauduleusement l’argent des caisses de la SNH, en violant
systématiquement les règles établies en la matière, ainsi que la disparition des fonds à travers plusieurs
sociétés créées pour la circonstance, demandent au lecteur de lire les lois et règles que nous citerons
afin de comprendre les faits sur ces détournements.

Il ne faut en effet pas oublier que le cerveau de tous ces détournements est justement celui dont les
témoignages ont permis d’écrouer Atangana Mebara, Yves Fotso, Mendouga et les autres en prison
dans l’affaire Albatros, où ses propres actions nous paraissent déjà suspectes. Il s’agit de l’individu qui
connaît les secrets des détournements ordonnés depuis des décennies par Paul Biya pour le compte
personnel de ce dictateur qui veut se présenter aujourd’hui comme le monsieur propre, afin de voler un
autre mandat présidentiel et poursuivre le pillage des ressources du peuple camerounais. Moudiki agit
en fait dans ce cas comme un maître dans l’art du vol.

En dehors des transferts normaux au Trésor Public pour couvrir les dépenses budgétaires de l’Etat,
pour sortir les fonds des caisses de la SNH, les deux grandes voies utilisées sont : la prise de
participation dans une entreprise ou le prêt. La prise de participation veut dire que la SNH investit l’
argent et devient l’un des propriétaires de l’entreprise. Pour ce cas, Adolphe Moudiki a utilisé les deux
voies.

L’ampleur des détournements

Après prise de participation en septembre 2007 et des prêts subséquents décaissés pour environ 8
milliards Fcfa au profit d’une entreprise inconnue nommée International Business Corporation SA (IBC), l’
entreprise bénéficiaire de ces fonds publics a déclaré des pertes de 193 millions Fcfa et des besoins de
trésorerie de 5,66 milliards au 31/10/2009. Ceci alors que, conformément au plan établi en fin 2007, le
bénéfice net (et non pas la perte) devait plutôt être de 505 millions Fcfa.

Pire encore, même cette perte déclarée de 193 millions a été minorées afin de paraître passable. Car
une analyse approfondie des états financiers de IBC au 31/12/2009 laisse apparaître pour le moins des
fraudes en écritures comptables ayant « oublié », entre autres, les sommes suivantes dans le but de
gonfler le résultat final donnant la petite perte :

-Intérêts des prêts de la SNH, qui n’apparaissent pas parmi les dépenses. Ceux-ci n’ont jamais été payés
par IBC SA et totalisent 811 millions (cumul de 550 million en 2007 et 261 millions en 2008).

-Augmentation de plus de 400 millions des frais immobilisés traduisant un maquillage des
détournements. Les frais immobilisés se rencontrent d’habitude dans des entreprises comme les
sociétés de recherche où les valeurs immobilisés sont l’intelligence, les patentes et autres
immobilisations non physiques. IBC est supposée être une entreprise de constructions métalliques. Les
frais immobilisés n’y ont donc aucun sens dans une telle entreprise.

-Forte dégradation de plus de 500 millions des comptes de trésorerie, ceci la même année où IBC
recevait un emprunt de la SNH pour 1,35 milliards. Ce qui est un signe d’une cessation des paiements
ou faillite dissimulée.

-Augmentation des dettes envers les tiers pour plus de 700 millions, alors même que la dégradation de
la trésorerie ci-dessus aurait dû s’expliquer par le remboursement de ces dettes.

Tout ceci laisse penser que le niveau réel des malversations à la IBC et ses autres entreprises est d’un
niveau difficile à estimer par nos soins. Nous estimons que les pertes réelles au 31/12/2009
avoisineraient 750 millions, soit quelques 100 millions en dessous du chiffre limite de 850 millions de
pertes nécessaires pour déclencher une dissolution judiciaire de l’entreprise. Il s’agit donc ici d’une
catastrophe financière en perspective.

De plus, la douane réclame environ 500 millions à la IBC depuis 2008. D’incessants rapports en
admission temporaire, aussi fantaisistes que floues, sont accordées par la douane, alors que la SNH
avait déjà financé ces dépenses d’importation de machines. Ceci au même moment où le ministère des
finances cherche avec la torche des financements pour couvrir le budget de l’Etat !

La face publique de l’iceberg qu’est IBC SA

A la différence des autres détourneurs, qui créent des sociétés bidon dont les activités sont
essentiellement floues et douteuses, Adolphe Moudiki transfère les fonds de la SNH dans l’entreprise
IBC, dont les activités d’exploitation des aciers et des métaux (afin de donner l’apparence d’une
exploitation lourde et sérieuse) peuvent être physiquement constatées à Douala.

Le 29 Octobre 2010, une cérémonie d’inauguration de IBC, spécialisée dans la fabrication et la
distribution des produits en acier située dans la zone industrielle de Bassa, a effectivement eu lieu. Elle
était présidée par le  ministre de l’industrie, des mines et du développement technologique, Badel
Ndanga Ndinga, représentant du premier ministre, accompagné par Adolphe Moudiki, son Pdg Léopold
Ekwa Ngalle ainsi que d’autres personnalités .

Léopold Ekwa Ngallé, jusque là connu uniquement comme membre de la Chambre de Commerce et des
Industries du Cameroun et Chairman du International Chamber of Commerce Cameroon, déclarait alors
que IBC est opérationnelle depuis juillet 2010 et que les travaux de construction avaient duré trois ans.

Il vantait IBC comme un leader dans la distribution des aciers, avec 45% des parts d’un marché composé
de près de 200 entreprises telles que ALUCAM, AES-SONEL, TRADEX, PECTEN, Total et SOSUCAM.

« La nouvelle usine d’IBC apporte une plus value au secteur métallurgique et minier du Cameroun. Ce
type de projet tombe à point nommé étant donné que le Cameroun a un projet d’exportation de la
bauxite », s’était pour sa part réjoui Ndanga Ndinga.

Les journalistes invités collectèrent leur gombo habituel et le rideau était tiré. Mais les investigations de
la société civile camerounaise battaient déjà leur plein et les nôtres commençaient des semaines plus
tard.

Car, c’est seulement quand cette apparence d’activité sérieuse est placée dans l’esprit du public, que
Adolphe Moudiki et son complice Léopold Ekwa Ngalle brouillent les cartes avec l’intervention d’autres
entreprises liées à IBC, notamment LEN Holdings, ITECH SA et IBC Guinnée Equatoriale, dont les
activités sont essentiellement floues et bidons. Et c’est vers ces entreprises bidon que les fonds de la
SNH étaient certainement dirigés et avaient disparu.

C’est justement parce IBC donne l’apparence d’une entreprise effective, mais avec une comptabilité
douteuse, que l’auditeur de la SNH, initialement envoyé pour une mission d’audit prévu pour 3 semaines,
a mis près de 2 mois. Nous avons demandé son rapport d’audit à cet auditeur, le Cabinet Audit Conseil
(CAC), en la personne de son président, Jerôme Minlend, sans réponse.

Un conseil d’administration de IBC tenue le 20/12/2010 n’a pas épuisé ses articulations, du fait de l’
absence de ce rapport d’audit du CAC. Il faut noter que c’est toujours CAC qui est envoyé comme
auditeur par Adolphe Moudiki sur toute suspiscion pesant sur IBC. Moudiki est en effet un bon client
sans lequel Jerôme Minlend n’aurait pas les moyens d’étaler une fortune personnelle et de s’offrir le luxe
de financer le football.

Les derniers audits ont été certainement ordonnés par Essimi Menye. Ce dernier faisant alors suite à
une lettre de dénonciation des fraudes datant du 12 septembre 2010 adressée au ministre des finances
(l’une des tutelles de la SNH) par l’association caritative Cameroun Ethique & Valeurs et signée par
Monsieur Moïse Eyong Messe.

D’après certaines indiscrétions, les discussions doivent reprendre ce Janvier 2011, sûrement dans le
cadre d’un conseil extraordinaire ; la pilule que Léopold Ekwa Ngalle croyait faire avaler n’étant
visiblement pas passée.

Présentation du réseau des détournements

La société IBC SA fut créée en 1993. Le 18 septembre 2007, IBC devient une société parapublique au
sens de la loi N° 99/016 du 22/12/1999, parce que la SNH y prend une participation pour 1,3 milliards
Fcfa (nous déduisons ce chiffre) qui porte son capital de 400 millions à 1,704 milliards Fcfa. La SNH
avait apporté le même jour une somme totale de 3 milliards, d’après notre source qui demande l’
anonymat : une partie sous forme d’investissement comme nouveau actionnaire (1,3 milliards ω) et l’
autre sous forme de prêts (1,7 milliards ω).

D’après le document intitulé « Protocole d’Actionnaires », la nouvelle répartition du capital à partir de
cette date devient : SNH 51%, LEN HOLDING (une entreprise de Léopold Ekwa Ngalle) 25.30%, Léopold
Ekwa Ngalle 13.22%, Personnel de la SNH 10%, Njanjo Ngalle Hélène (la sœur de Léopold Ekwa Ngalle)
0.38%, et Kondo Ebelle Samuel 0.1%.

Vérifions les calculs sur la base de ce que 1,704 milliards égal 100%. SNH et son personnel, 1,3 milliards
soit 76.29%. Léopold Ekwa Ngalle, son affaire LEN et sa famille, 400 millions soit 23.47%.

Comment se fait-il que la répartition du capital soit plutôt, 61.00% pour la SNH et son personnel, contre
39.00% pour Léopold Ekwa Ngalle, son affaire LEN et sa famille ω En clair, si la différence (39.00%
-23.47%) est bien de 15,53%, il est clair qu’en entrant dans l’actionnariat de IBC, la SNH, à travers le «
Protocole d’Actionnaires », a d’office acheté et fait don de 260 millions Fcfa d’actions à Léopold Ekwa
Ngalle, à son affaire LEN et à sa famille.

Si la participation de la SNH et employés se situait comme il le faut à 76.29%, Adolphe Moudiki craignait
que IBC ne soit regardée comme une société publique, dont les dirigeants doivent, entre autres, être
nommés par le gouvernement. L’Adg de la SNH a donc trouvé que l’astuce pour s’en sortir et éviter l’œil
de l’Etat est de faire don, non seulement de 170 millions aux employés de la SNH (une façon d’acheter
leur silence ω), mais aussi de 260 millions à son « frère » Ekwa Ngalle, sa société écran et sa famille.

Les sociétés écran connues de IBC sont : ETECH SA où IBC détient 51% des parts sociales au moment
de l’entrée de la SNH au capital de IBC (ils semblerait que IBC ne détient plus la majorité des parts
aujourd’hui) ; LEN Holding sur l’actionnariat duquel nous manquons d’informations ; IBC Guinée
Equatoriale qui est une filiale commune de IBC SA, ETECH SA, et LEN Holding (qui y détenait la majorité
au moment de l’entrée de la SNH dans l’actionnariat de IBC).

Nous avons consulté le dernier rapport en date du 22/09/2009 de la Chambre des Comptes du
Cameroun, qui applique la loi 99/016 en tenant la liste des entreprises publiques à jour. Aucune de ces
trois sociétés, IBC SA, ETECH SA et LEN Holding, n’apparaît dans ce RAPPORT DE LA CHAMBRE DES
COMPTES SUR L’APPLICATION DE LA LOI N°99/016 DU 22 DECEMBRE 1999 PORTANT STATUT
GENERAL DES ETABLISSEMENTS PUBLICS ET DES ENTREPRISES DU SECTEUR PUBLIC ET
PARAPUBLIC ET DES ACTES UNIFORMES OHADA.

Une autre curiosité de taille, c’est qu’après la prise d’une majorité de parts (61% officiellement) par la
SNH et ses employés, on s’attendait que le Pca et le Dg ou Dga soient l’actionnaire majoritaire, soit la
SNH, conformément à l’article 21 alinéa 1 de la loi 99/66. Le « Protocole d’Actionnaires » a plutôt
reconduit Léopold Ekwa Ngalle dans les fonctions de Pca et Dg, en violation de cette loi.

Au moment où la SNH prend donc la participation de 51% dans IBC SA, Ekwa Ngalle confiait aux
auditeurs, qui l’avaient noté, que ETECH SA était une filiale de IBC à 51%. Il est curieux de constater
que, après cette prise de participation de la SNH en septembre 2007, Ekwa Ngalle brandit un acte
notarié authentifiant un acte sous seing privé datant du 16/07/2007 dans lequel IBC faisait à LEN
Holding cession de ses parts dans IBC SA. Cet acte notarié a, soit été caché le jour de la prise de
participation de la SNH, soit a été établi après ce jour et antidaté.

Après tout ce flou établi par Ekwa Ngalle en changeant constamment la répartition des parts dans ces
sociétés, nous notons que IBC SA, ETECH SA et LEN Holding (majoritaire) sont les propriétaires de IBC
Guinée Equatoriale. Et c’est à travers cette dernière que l’argent versé par la SNH à IBC SA finit par
disparaître. IBC Guinée Equatoriale semble avoir été retenue par Ekwa Ngalle comme son premier poste
de blanchiment de l’argent de la SNH, au profit de bénéficiaires finaux inconnus, mais qu’on ne peut
soupçonner être qu’Adolphe Moudiki et Léopold Ekwa Ngalle.

Violations systématiques de la loi sur les sociétés publiques

Le conseil d’administration de IBC SA a 7 membres :

-SNH (4) : Menim Me Nko’o Marcel, Mwatchock a Yakan, Ndum Broh Augustine et Nzali Fente

-LEN Holding (2): Behle Olivier et Njanjo Ngalle Hélène

-Ekwa Ngalle Léopold (1)

Ceci est en violation de l’article 36 alinéa 1 de la loi 99/016 qui indique qu’un représentant du personnel
doit siéger au conseil d’administration d’une société parapublique en ces termes « Le conseil d’
administration est composé de trois (3) membres au moins et de douze (12) au plus. Il comprend
obligatoirement un représentant du personnel élu”

Tous les organes de IBC SA d’avant la prise de participation de la SNH ont été reconduits. Pour les
organes de contrôle, Léopold Ekwa Ngalle a été reconduit comme Pca et Okalla Ahanda Jean Pierre (un
ami de Ekwa Ngalle) a été reconduit comme commissaire aux comptes. Pour les organes d’exécution,
Ekwa Ngalle Léopold a été reconduit comme Dg, Njanjo Ngalle Hélène (la sœur germaine de Ekwa
Ngalle) comme Daf, Okalla Ahanda Jean Pierre comme commissaire aux comptes de IBC SA et de
ETECH SA.

Le nommé Okalla Ahanda Jean Pierre participe autant à l’arrêté des comptes annuels que comme
commissaire au compte de IBC SA et ETECH SA, en violation de l’article 13(1) de la loi 99/016 portant
sur les fonctions du commissaire aux comptes et du comptable qu’il est interdit de cumuler. En effet, l’
article stipule que

« Les fonctions de commissaire aux comptes sont incompatibles : …avec toute autre fonction ou emploi
rémunéré, même ponctuel, au sein de l’entreprise concernée. »

De plus, l’article 8(1) de la loi 99/016  dit clairement que « Le suivi de la gestion et des performances
des établissements publics administratifs et des entreprises du secteur public et parapublic est assuré
par le Ministère chargé des finances. »

Or dans ce cas, le ministre des finances semble avoir pris connaissance du cas de IBC SA seulement en
septembre 2010 par la lettre de Cameroun Ethique & Valeurs. De plus, IBC SA est totalement inconnue
à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême.

IBC SA devenu un tonneau sans fond pour les fonds de la SNH

La participation de la SNH dans IBC SA avait pour but officiel la construction d’une usine de fabrication
et de transformation des aciers ainsi que l’achat des bobines d’acier pour la commercialisation.

Pour ce faire, la SNH a accordé à IBC SA un prêt de 3,5 milliards remboursable en 8 ans, avec un différé
de 2 ans ; y compris 500 millions pour l’achat des matières premières.

Ensuite la SNH a encore accordé une rallonge de prêts de 1,35 milliards, toujours pour l’achat des
matières premières. Mais en réalité cette rallonge servait plutôt à couvrir les graves fautes de gestion de
l’équipe dirigeante de IBC.

Le bilan au 31/10/2009 montre en effet un montant total d’emprunts à long terme de 4,85 milliards. Mais
aussi des dettes à court terme de 2,283 milliards, y compris celles auprès des fournisseurs pour 1,323
milliards. Ceci donne une montagne de dettes d’environ 7 milliards au total.

Mais malgré tous ces financements de la SNH, IBC SA devait au 31/10/2009 d’« Autres dettes » pour
880 millions, dont environ 500 millions à la douane camerounaise. Aux banques, IBC SA devait 580
millions.

La conséquence normale de ces lourdes dettes par rapport aux biens monnayables de l’entreprise est
un fond de roulement (l’argent qu’il faut pour que l’entreprise continue de tourner) de 160 millions
seulement. Or d’après ses propres livres comptables, pour que IBC SA puisse continuer de fonctionner,
il lui fallait boucher un trou de trésorerie (besoins en fonds de roulement) au 31/10/2009 de 5,66
milliards Fcfa !!!

Si l’usine a pu être inaugurée en Octobre 2010, il faut donc croire qu’Adolphe Moudiki a pompé des
fonds nouveaux de la SNH dans ce tonneau sans fond qu’est devenu IBC SA, afin pour combler cet
énorme trou de 5,66 milliards.

Nous n’avons pas pu obtenir les bilans et les comptes de cette entreprise au 31/12/2010. Ils ne sont
certainement pas encore établis. Mais nous devons nous attendre à un désastre financier qui pourra s’
élever à plus de 10 milliards Fcfa d’argent de la SNH, l’argent du Peuple camerounais, tout simplement
portés disparu.

Comme il est tellement difficile actuellement à Léopold Ekwa Ngalle de pouvoir dire où il a dirigé une
grande partie des fonds qu’il a reçus de la SNH, il est de plus en plus pensable qu’en tant que Pca et Dg
d’ETECH SA et de IBC Guinée Equatoriale, il spolie tranquillement IBC SA des fonds reçus et les
transfère au profit de ces multiples sociétés écrans, en attendant la fin de son mandat à la tête de IBC
SA, fixée en septembre 2012 par le fameux « Pacte d’Actionnaires », pour déclarer une série de faillites
de ses entreprises.

LES DOCUMENTS



SNH Ibc agreement[1]

SNH_IBC_Balance des comptes

SNH IBC Projet de réponse évaluation stratégique Cameroon Audit Conseil[1]

© www.africanindependent.com :
Ndzana Seme


                   
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