Mère de Bibi Ngota: "mon fils a été torturé et humilié"  

YAOUNDE - 26 AVR. 2010
© Pierre Amougou et Dieudonné Mveng | La Météo

"Maman, si je continue de rester ici, je finirai par mourir."

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Mme veuve NGOULOU née EDIMA Georgette, Mère de Bibi Ngota: "Mon fils a été torturé et humilié"


C'est une mère inconsolable que nous sommes allés rencontrer ce week-end au quartier Biyem
Assi à Yaoundé. Mme veuve Ngoulou née Edima Georgette, est tourmentée. Partie il y a deux mois
de son village pour venir assister son fils confronté au rouleau compresseur enclenché par des
hommes du pouvoir, elle se morfond dans sa douleur. Elle est elle-même très souffrante. C’est une
vielle femme digne et courageuse qui a accepté de nous parler, malgré la souffrance qui la tenaille.
De sa voix affectée, elle nous a confié avec la simplicité propre aux femmes ayant la "crainte de
Dieu", des vérités simples. Elle déplore le comportement inhumain infligé à son fils par les
autorités judiciaires et pénitentiaires. Elle ne comprend par exemple pas pourquoi le régisseur de
la prison de Yaoundé a refusé d'accéder à la demande écrite du médecin qui sollicitait l'évacuation
de son patient. Tout ce qui lui importe à présent, c'est de conduire dignement son fils Germain
Ngota Ngota, plus connu sous le petit nom de Bibi Ngota, à sa dernière demeure.



Maman, quel est votre état d'esprit depuis la disparition de Bibi ?

Mes fils, je souffre depuis le jour où j'ai rendu visite à Bibi dans la cellule de la Police judiciaire (Pj,
ndlr) de Yaoundé le 05 mars. J'ai beaucoup pleuré, car son état physique était inquiétant. On m'a
alors conduit à l'étage pour rencontrer son enquêteur. Ce dernier m'a fait comprendre qu'il ne
pouvait rien faire à son niveau, qu'il fallait plutôt que je me rende du côté du parquet où mon fils
était sur le point d'être conduit. Au parquet, j'ai personnellement rencontré le procureur de la
République et je lui ai parlé, les larmes aux yeux. A la question de savoir si on pouvait
provisoirement libérer Bibi afin qu'il aille se faire soigner, le magistrat a jugé ma requête
irrecevable, arguant qu'il s'agissait d'une affaire grave. Bibi et ses confrères ont fait plusieurs
allées et venues, de la Pj au parquet, pendant plusieurs jours. C'est finalement après, dans la nuit,
qu'ils ont été déférés à Kondengui, devant moi. Quelle n'a pas été mon affliction, hypertendue que
je suis ! Je vous assure que j'ai encore versé beaucoup de larmes. Tout de suite, ma maladie s'est
aussi aggravée, et depuis ma tension augmente déjà chaque jour et je crois que je n'en ai vraiment
plus pour longtemps sur terre. Mes fils, deux jours après leur déferrement, malgré mon état, je me
suis rendue à Kondengui, en compagnie de sa cadette, l'épouse de Bosco Tchoubet. Là-bas, nous
avons constaté que Bibi était davantage affaibli par la maladie. Mon fils avait déjà en quelque
temps, une mine grave et avait maigri. Prenant la parole, Bibi me dit: "Maman, si je continue de
rester ici, je finirai par mourir. Car, nous vivons dans des conditions inhumaines ici au Kossovo"
(l'un des quartiers les plus infestes de la prison de Yaoundé, ndlr). "Surtout que je dors à même le
sol et on me marche dessus, tellement nous sommes nombreux dans une salle étroite et il pleut
même parfois sur moi. Faites quelque chose pour que je puisse être permuté ailleurs, dans un
autre quartier".


Avez-vous alors entrepris quelque démarche pour qu'il change de quartier ?

Le lendemain, Mme Tchoubet est repartie à Kondengui. Elle a fait une demande et déboursé la
somme de 30 000 FCFA qui lui a été exigée par l'intendant de la prison, un certain Meya. Et ce
dernier a rassuré qu'il restera déplacer Bibi vers un autre quartier. Mais curieusement, l'intendant
n'a rien fait et Bibi a curieusement continué à souffrir au "Kossovo". Et dans ces conditions de
promiscuité insupportable, son état de santé s'est de nouveau dégradé. Quelques jours après, il
nous est revenu qu'il s'est écroulé et qu'on l'a conduit enfin à l'infirmerie de la prison où je l'ai vu
pour la dernière fois le 20 avril. Et deux jours après, il est mort.


Qu'est-ce qui a pu provoquer le décès de votre fils ?

Je ne peux vraiment rien vous dire. Ce que je sais, c'est que les conditions de vie auxquelles il a
été soumis tant à la Pj qu'à Kondengui étaient insoutenables. Et dans ce milieu insalubre, il a
attrapé la gale, et son état s'est empiré. Le docteur de la prison lui a prescrit une ordonnance
évaluée à 35 000 FCFA. Ces produits ont été achetés très rapidement par son beau-frère Bosco
Tchoubet, et la gale s'est un peu calmée. Bibi a continué à prendre des perfusions. Mais, au fil des
jours, il se fatiguait. Plus tard, le docteur nous a prendre des perfusions. Mais, au fil des jours, il se
fatiguait. Plus tard, le docteur nous a demandé la somme de 150 000 FCFA pour l'opérer de la hernie
dont il souffrait.

Au cours de la dernière visite du 20 avril, nous avons rencontré le médecin de la prison. Il nous a
conduits vers sa clinique parallèle et nous lui avons remis les 150 000 FCFA demandés plus tôt.
Pendant que nous attendions que Bibi soit opéré, le docteur nous a brandi une autre ordonnance
de 50 000 FCFA, non sans nous informer qu'il allait surseoir à l'opération pour cause de tension
anormale du malade. Sa petite sœur est encore allée acheter ces médicaments et le docteur a
continué à lui administrer de petits soins. Entre temps tout de même, ma fille, Mme Tchoubet, me
faisait remarquer que parmi les produits prescrits et donc achetés, elle ne voyait nulle part des
médicaments comme des vitamines, susceptibles de remonter Bibi, qui était pourtant très fatigué.


Bibi vous a-t-il appris qu'il a été l'objet de tortures à la Pj?

A la cellule du parquet, où je le voyais à travers une petite ouverture, il m'a dit "Maman, c'est
mauvais, c'est mauvais, je vois la mort venir !" A la Dgre et à Kondengui aussi, Bibi a subi beaucoup
de sévices.


Avez-vous cherché à obtenir son évacuation pour des soins plus appropriés ailleurs ?

Oui, Mme Tchoubet a adressé une demande d'évacuation au médecin de la prison. Et ce dernier
ayant constaté la gravité du cas Bibi, a donné son accord, nous demandant d'aller rencontrer le
régisseur pour qu'il facilite son évacuation. Mais, le régisseur a catégoriquement rejeté toute
possibilité d'évacuation.


Que vous a dit Bibi à propos des faits qui lui étaient reprochés ?

Mes fils, je suis une chrétienne et j'ai la crainte de Dieu. A la Pj, Bibi m'a dit qu'il ne connaissait pas
cette histoire. Et avant Bibi, j'ai d'abord rencontré Mintya avec qui je me suis entretenue. Mintya m'a
dit qu'il avait adressé un protocole d'interview au ministre Laurent Esso pour une histoire de faux
révélé par un document dont il était détenteur. Sur la provenance du document en question, Mintya
m'a dit que c'est Bibi qui l'avait tenu informé de ce que Nko'o (l'autre journaliste concerné par
l'affaire et porté disparu après avoir été libéré de la Dgre, ndlr) vendait un document accablant
Laurent Esso. Et Mintya m'a révélé qu'il est allé acheter ledit document auprès de Nko'o à 100 000
FCFA. A la question de savoir pourquoi Bibi qui a aussi un journal ne s'était-il pas intéressé au dit
document, Mintya m'a répondu que c'est parce que Bibi lui, n'avait pas d'argent.

A la question aussi de savoir pourquoi Bibi est donc arrêté, Mintya m'a répondu que c'est en qualité
d'ami intime de Nko'o que Bibi a été convoqué. Et ne sachant pas où se trouvait Nko'o, il a été
obligé de conduire la police chez Bibi. A la fin, Mintya m'a réitéré que Bibi ne connaissait pas cette
affaire. Il m'a même rassuré que Bibi allait être libéré. Mais, j'ai dit à Mintya ce jour- là que s'il arrive
quelque de chose de mauvais à mon fils, c'est à lui que je demanderai des comptes le premier.
Maintenant au moment des dépositions, Mintya a contre toute attente, changé de version, il ne
parlait plus de Nko'o, mais de Bibi.


D'après vous, de quoi est mort votre fils ?

J'ai attiré l'attention des autorités judiciaires sur l'état de santé de mon fils, malheureusement,
personne n'a voulu m'écouter. En plus, sa demande d'évacuation avait été rejetée par le régisseur.
Mon fils n'est pas décédé d'une mort naturelle. Il a subi trop de tortures.


Maman, dites-nous en peu de mots, qui était Bibi ?

Bibi, deuxième des 5 enfants que Dieu m'a donnés, était respectueux, de bonne moralité et
sociable. Dans la famille, il n'a jamais eu de prise de bec avec qui que ce soit. Je suis persuadé que
vous aussi, ses confrères et ami, le confirmerez.

Un message...

Mon fils est mort en prison. Je m'en remets simplement à Dieu l'éternel qui en réalité, est le seul et
vrai juge. Maintenant, ayant subi beaucoup d'humiliation et de tortures, je souhaite simplement que
Bibi soit enterré dans la dignité. Enfin, et quoiqu'il en soit, je prie les autorités pour que S. Mintya et
H. Sabouang soient libérés.  


LE CONSEIL ÉLECTORAL DE ELECAM A REÇU CE JOUR LE PORTE-PAROLE DE LA JEUNESSE
CAMEROUNAISE ET SON BUREAU

L'entretien portait essentiellement sur la participation de la jeunesse aux prochaines élections et
les responsabilités de ELECAM

Le président d’ELECAM Monsieur Fonkam  Azu Samuel a reçu ce jour à 11h le porte-parole de la
jeunesse camerounaise Sismondi Barlev BIDJOCKA. C’était en présence de la presse et de tous les
membres du conseil électoral. L’entretien a porté sur la participation des jeunes à la prochaine
élection présidentiellle.il entre dans le cadre d’une série de rencontre engagée avec les partis
politiques et la société civile en vu  de la préparation d’un grand forum sur la question. Le porte-
parole de la jeunesse Camerounaise était accompagné du chargé de
Marcous Mandeki Mboumbang II: la communication et de la trésorière. L’entretien a duré une
heure, et  au nom du rassemblement de la jeunesse, le bureau du RJC a remis au conseil d’ELECAM
une lettre contenant ses aspirations.

Etaient présent pour le conseil :

-        Dr Fonkam Azu’u (président)

-        Njeuma,née EFFANGE Dorothy LIMUNGA

-        SADOU DAOUDOU, née lady bawa

-        ABDOULAYE BABALE

-        EJAKE MBONDA Thomas

-        MASSI GAMS Dieudonné


Décès d'un journaliste en prison: La démission de Laurent Esso attendue  

DOUALA - 23 AVR. 2010
© DALLE NGOK PIERRE | Aurore Plus  1 Réactions

Le masque de Laurent Esso qui est à l'origine de cette tragédie est enfin tombé.

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Par une sorte de raison d'Etat, ils étaient trois pour l'enfer. Victimes de nombreuses exactions
corporelles durant leur détention, l'un d'eux Bibi Ngota, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi
à la prison centrale de Yaoundé. Le directeur de publication de l'hebdomadaire Cameroun Express,
n'a pas pu supporter les sévices carcérales et aurait succombé dit-on, des suites d'hypertension
artérielle.

Le disparu était en détention préventive depuis bientôt deux mois au pénitencier de Kondengui, où
tout soin lui avait été refusé en dépit d'un état jugé préoccupant par les siens. Il avait d'abord été
arrêté début février dernier par les éléments de la direction générale de la recherche extérieure
(DGRE, renseignement), en même temps que d'autres confrères, sur recommandation du secrétaire
général de la présidence de la République, Laurent Esso, qui les accusait de détention d'un
document «confidentiel» mais qui serait un faux.

Ledit document, daté du 20 juin 2008, est une instruction donnée par M. Esso à l'administrateur-
directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), Adolphe Moudiki, de payer une
commission globale de 1,342 milliard FCFA à MM. Dooh Collins, Antoine Bikoro Alo'o et Dayas
Mounouné, respectivement consultant, directeurs généraux du Chantier naval et du Port autonome
de Douala, la métropole économique.

Cette somme représente des «frais de commission» dans le cadre de l'acquisition d'un bateau-hôtel
par la SNH, dont le président du conseil d'administration n'est autre que le SG/PR.

Serge Sabouang et Robert Mintsa, respectivement directeurs de publication des bimensuels La
Nation et Le Devoir, et Hervé Nko'o reporter à l'hebdomadaire Bebela, furent gardés au secret
pendant près de deux semaines. S'agissant de Bibi Ngota, il a été 'traité' séparément par la police
judiciaire, si l'on en croit une source proche du Cener à Douala. «La DGRE ne s'est jamais mêlé de
près ou de loin d’interpellation de ce journaliste».

Selon les familles respectives, à leur sortie des cellules de ce service de contre-espionnage, ils
présentaient de sérieuses traces de torture: Plante des pieds brûlées au chalumeau, ils avaient
affirmé avoir été tabassés au fer à béton, contraints à de longues nuits de veille et d'interrogatoire
et subi des simulacres de noyade.


Les Méthodes fochivienne

Bibi Ngota, mais aussi Serge Sabouang et Robert Mintsa seront repris quelques jours plus tard, sur
une lettre envoyée au procureur de la république par Laurent Esso, en même temps que Hervé
Nko'o disparaîtra de la circulation jusqu'à ce jour.

Selon leur avocat, Me Nouga, «ces journalistes ont été arrêtés alors qu'ils ne faisaient que leur
travail de critique des sources alors qu'ils tentaient d'obtenir une réaction de M Esso en rapport
avec le document suspect dont ils étaient en possession».

Dans un communiqué publié il y une dizaine de jours, le Syndicat national des journalistes du
Cameroun (SNJC) a condamné «les harcèlements judiciaires, les mauvais traitements, les
arrestations et incarcérations de journalistes, actes qui ont pris de l'ampleur ces derniers mois à
l'approche de l'élection résidentielle de 2011».


Santé

Il s'élevait également contre les multiples manœuvres d'intimidations perpétrées par les pouvoirs
publics contre les journalistes, et appelait le gouvernement à engager une réflexion profonde en
vue de la dépénalisation des délits de presse.

Reporters sans frontières a exprimé le 20 avril dernier sa vive inquiétude concernant l'état de
santé le trois directeurs de publications, détenus à la prison de Kondengui, à Yaoundé, et avait
même demandé leur libération immédiate.

"Les autorités savent que nous sommes innocents. Nous n'avons voulu faire que notre travail en
joignant le faux document au protocole d'interview du ministre Esso. Il s'agissait uniquement de
vérifier si le document était vrai. Aujourd'hui je croupis en prison pour coaction de faux en
écriture" confiait Robert Mintsa, le 16 avril 2010, au correspondant de Reporters sans frontières au
Cameroun.

"Il n'échappe à personne que ces journalistes sont privés de liberté en lieu et place du présumé
coupable de l'infraction, connu des autorités judiciaires, mais qui n'a toujours pas été arrêté. Leur
détention est non seulement injuste mais dangereuse. Emprisonnés dans des cellules collective
avec des détenus de droits commun, les trois journalistes sont dans un état psychologique et
physique extrêmement fragile. L'un d’eux souffre d'hypertension et d'asthme ", avait déclaré
Reporters sans frontières.

"Si les autorités n'engagent aucune action au plus vite, leur état de santé risque de se dégrader
considérablement et leur vie pourrait être mise en danger", avait en vain poursuivi l'organisation.


Torture

On peut se demander si l'approche de la présidentielle a rendu le pouvoir fébrile au point de
convoquer les anciennes méthodes de Fochivé. Dans les cas de délit de presse, seule la justice
doit être saisie. En lieu et place, c'est la police qui s'est occupée «d'exploiter» des pauvres
journalistes jusqu'à ce qu'aujourd'hui mort s'en suive. Selon leur avocat, Me Nouga, «ces
journalistes ont été arrêtés alors qu'ils ne faisaient que leur travail de recoupement des sources
alors qu'ils tentaient d'obtenir une réaction de M Esso en rapport avec le document suspect dont
ils étaient en possession».

Le président aussi avait été averti par les organisations syndicales. "Nous vous écrivons pour
exprimer notre préoccupation face à une série d'arrestations, d'harcèlement, de poursuites en
justice et même de mauvais traitement d'une douzaine de journalistes ayant soulevé des points
sensibles sur des sujets d'intérêt public de l’actualité Camerounaise tels que la gestion des
finances publiques, la conduite des enquêtes judiciaires de la campagne anti-corruption baptisée
«Opération Epervier» et les problèmes des administrations locales".

"Nous vous convions à prendre des mesures pour promouvoir au Cameroun une véritable culture
d'ouverture, de conduite transparente des affaires publiques, et de respect des droits
fondamentaux, notamment à travers la promulgation d'une loi garantissant l'accès a l'information, le
transfert des affaires de diffamation vers lés tribunaux civils, le contrôle de l'application des lois
sur les médias, et l'amélioration de la situation Socio-économique de la presse privée."

"M. Le Président, nous vous exhortons à engager la responsabilité des membres du gouvernement
et personnalités publiques impliquées dans l'instrumentalisation des forces de sécurité et du droit
pénal pour régler des comptes avec leurs détracteurs dans la presse privée"

«Monsieur le Président de la République, nous pensons que les arrestations et les poursuites
pénales de journalistes qui soulèvent des points sensibles sur des affaires d'intérêt public
compromettent non seulement vos efforts destinés à éradiquer le fléau de corruption publique,
mais aussi la confiance dans la primauté du droit et la démocratie au Cameroun. L'accès à l’
information est consacré comme un droit fondamental de l'homme par les Nations Unies et soutenu
par la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. Nous vous convions donc d'initier une
législation sur l'accès à l'information, et de veiller aussi à ce que les délits de presse soient
déférés aux tribunaux civils. Ces mesures devront certainement êtres accompagnées par
l'engagement de la responsabilité des membres du gouvernement et forces de sécurité sur leur
conduite envers la presse, le contrôle de l'application des lois sur les médias, et l'amélioration de la
situation socio- économique de la presse privée».

Toutes ces interpellations de l'opinion publique sont restées lettres mortes. Le pouvoir frappe
aujourd'hui aveuglement les hommes des medias identifiés comme empêcheurs de tourner en
rond. Le masque de Laurent Esso qui est à l'origine de cette tragédie est enfin tombé. Il doit
répondre de sa cruauté au tribunal de l'histoire, a défaut de présenter sa démission face à ce
scandale d'une autre époque.  





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